

MARCILLAT EN COMBRAILLE LE PAYS OU IL FAIT BON VIVRE.
Au commencement était la Combraille, vaste plateau granitique entaillé par des vallées profondes. Les hommes n'avaient pas encore tracé ces lignes artificielles délimitant les actuels cantons. C'est en 1790, date de la création des départements que la vieille province de Combraille,
depuis longtemps grignotée par ses voisins auvergnats et marchois est définitivement écartelée entre les départements du Puy de-Dôme, de la Creuse et de l'Allier. Le canton de Marcillat, né de cette réforme administrative, correspond, dans ses grandes lignes à la "Combraille Bourbonnaise". Après quelques modifications de ces limites, il apparaît, à l'heure actuelle composé des treize communes héritières des anciennes paroisses médiévales figurant sur la carte, ensemble désigné habituellement par le terme "Pays de Marcillat". Au cours des âges, siècle après siècle, l'homme a modelé ce paysage agreste: chemins, bocage, villages, églises... lui ont donné sa physionomie actuelle, chaque période y laissant son empreinte
Les vestiges préhistoriques et gaulois
Dès l'époque préhistorique, des traces de peuplement apparaissent. Ces plateaux boisés au sol imperméable, fournissent en abondance eau, bois, gibier et poisson. Nombreux sont les vestiges misà jour par des fouilles. Citons les pointes en pierre taillée à Villebret, les haches en pierre polie de La Celle, Durdat, Villebret, une sépulture néolithique mise à jour à Durdat Larequille par Maurice Piboule. Des tribus gauloises succèdent à ces peuplades. Le nom de Durdat (drudat dans le patois local) évoque les druides. De nombreux mégalithes parsèment le territoire : Dolmen de Mazeyrat à Saint-Fargeol, menhir de Terjat, rochers du diable, de la baleine, bujeau de la Vierge à Durdat Larequille. Eglises et Châteaux du Moyen-Age. Deux traits marquent l'époque médiévale : l'insécurité et l'anarchie consécutives à l'effondrement de l'Empire Romain d'une part, le rôle moral et spirituel de l'Eglise d'autre part; conséquences : surgissement de nombreux édifices les uns à rôle militaire, les autres à fonction religieuse.
Parmi les premiers, la tour de Ronnet, le château de l'Ours (commune de St-Thérence), édifié au Xllème siècle et assez semblables dans leur architecture,à Marcillat, le Château de St Georges, le Donjon, les Maudières à Villebret , Fretaize à Ronnet. Beaucoup d'autres ont disparu ou sont en ruines ; les édifices d'époque plus récente ont plus souvent un rôle de résidence que de châteaux forts. L'essor du christianisme, accompagné d'un mouvement de défrichement est à l'origine de nombreuses paroisses portant des noms de saints : St Priest, St Fargeol, St-Marcel, St-Therence, St Genest témoignent de la Présence d'un saint Ermit La Celle (de cella, chambre à la fois cel sanctuaire). Une restauration récente, prise en change par des populations locales a redonné à nos églises romanes, leur splendeur primitive.
Les siècles suivant ont laissé moins de monuments visibles dans le paysage cantonal, signalons l'existence à St. Fargeol de 2 tilleuls "Sully" classés monument historique par le président Lebrun. L'un d'eux mesure 10 mètres de circonférence.
Extrait d`un article de M. Jacques Brosset