blason de MARCILLAT EN COMBRAILLE.

 


Mr Pierre GOUDOT

MICROTOPONYMIE RURALE ET HISTOIRE LOCALE (Pierre GOUDOT)
Souscription jusqu'au 10 novembre 2004.


dans une frange entre français et occitan : La Combraille

photo du livre de Mr PIERRE GOUDOT.

L'étude exhaustive des noms des 41 370 parcelles existant au début du XIXe siècle (cadastre napoléonien) dans les quinze communes situées au sud de Montluçon (ancien canton de Marcillat-en-Combraille augmenté des communes de Lavault-Sainte-Anne et de Virlet (Puy--de-Dôme), considère la microtoponymie non comme une fin en soi, mais comme un moyen parmi d'autres de mieux connaître le passé. Le présent ouvrage n'est pas tant un ouvrage de microtoponymie qu'un ouvrage d'histoire.

Amplement prévenu contre les dangers et les limites de ce moyen d'investigation, compétent dans ce domaine du fait de sa formation universitaire, l'auteur a associé les résultats des analyses linguistiques et l'observation constante du terrain dans une région qu'il connaît bien :chaque micro toponymes s'explique par la situation ou les caractéristiques de la parcelle qu'il nomme, mais aussi par les habitudes des ruraux qui créent et utilisent la microtoponymie ; par conséquent, si l'on peut faire des traités généraux de toponymie, il ne peut y avoir de traités généraux de microtoponymie.

Dans ces conditions il importe d'abord de connaître le fonctionnement particulier de la microtoponymie rurale sur une aire donnée et limitée. La première partie fait l'étude critique des sources (cadastre napoléonien) et met en évidence l'altération fréquente des noms de parcelles tant du fait des géomètres qui les ont relevés que de la population autochtone qui les emploie, les déforme ; elle passe en revue les causes de ces altérations, les mécanismes selon lesquels les micro toponymes sont choisis, modifiés, abandonnés parfois. En découlent, outre une sérieuse mise en garde contre la précipitation et l'incompétence, des perspectives intéressantes sur la notion de finage dans les régions d'habitat dispersé.

Présentée sous forme de dictionnaire, la seconde partie étudie les noms de parcelles descriptifs en donnant pour chacun son étymologie, les formes occitanes ou les formes venues du nord les plus proches, son sens ou les divers sens possibles, la fréquence d'emploi, les variantes les plus fréquentes ou les plus originales et leur situation par rapport au hameau le plus proche. Les micro toponymes sont groupés par rubriques : climat, relief, nature du sol, réseau hydrographique, degrés de l'humidité, végétation naturelle, faune, forme des parcelles, contenance des parcelles, toponymes voyers, patronymes et noms de métiers.

La troisième partie est consacrée aux micro toponymes à signification historique dont la forme est indicatrice de réalités historiques disparues ; celles-ci sont classées par époques historiques jusqu'aux Temps Modernes ; y sont ajoutés deux chapitres sur l'organisation du village et la mise en valeur des terres. A titre d'exemple, la microtoponymie a révélé jusque dans le détail le système fortifié mis en place au début du XIIIe siècle sur la limite sud et sud-ouest de la châtellenie de Montluçon, système fortifié dont ne fait état aucun texte d'archives.

Si la troisième partie est nécessairement liée étroitement à l'aire étudiée, les deux premières la dépassent très largement ; essentiellement occitane, la microtoponymie en question est celle du Centre de la France, notamment celle de l'Auvergne, du Bourbonnais, de la Combraille et du Limousin. Précise et exhaustive, l'étude intéressera les spécialistes, notamment par la méthode utilisée et par ses résultats, mais aussi et surtout les populations rurales généralement friandes d'informations sur leur environnement. La microtoponymie est l'un des éléments du patrimoine. Chacun y trouvera le moyen d'expliquer et de comprendre le nom de ses parcelles.

Edition Cercle d'Archéologie de Montluçon - Parution prévue en novembre 2004).

LES NOMS DES PARCELLES RURALES


Comment furent baptisés les sites naturels et les parcelles cultivées de nos communes rurales ? Quand ? Par qui ?

L'étude exhaustive des noms des 41 370 parcelles existant au début du XIXe siècle (cadastre napoléonien) sur quinze commues des Combrailles situées au sud de Montluçon (Allier) répond a ces questions. Pour retrouver le sens souvent méconnu de ces microtoponymes utilisés en France médiane et remontant pour la plupart au Moyen Age l'auteur a tenu compte des lois de la linguistique générale, mais aussi des habitudes méthodiquement recensées des populations rurales en matière de microtoponymie ; la signification des noms es parcelles est déterminée également grâce a une observation systématique du terrain par la photographie aérienne et par la prospection au sol.

Les noms de parcelles descriptifs sont classés en onze rubriques : climat; relief, nature du sol, réseau hydrographique, degré d'humidité des terres, végétation naturelle, faune, forme et contenance des parcelles, patronymes et noms de métiers. D'autres, de signification historique, sont à l'origine de découvertes parfois surprenantes.

Un ouvrage. qui donne un sens nouveau à notre environnement familier.

L'ouvrage -

Dixième titre de la collection "Etudes Archéologiques". Format 21 x 29,7, 450 pages, 17 illustrations en couleur, 200 cartes environ. Broché, dos carré collé, couverture pelliculée. En vente au Cercle d'Archéologie de Montluçon et dans les librairies au prix de 36 Euros à partir de novembre 2004.



Sont étudiés les noms des parcelles dans les communes de : Arpheuilles S aint-Priest, Durdat-Larequille, La Celle, La Petite Marche, Lavault-Sainte-Anne, Marcillat-en-Combraille, Mazirat, Ronnet, Saint-Fargeol, Saint-Genest, Saint-Marcel-en-Marcillat, Sainte Thérence, Terjat, Villebret, Virlet (Puy-de-Dôme).

L'auteur - Professeur agrégé des Lettres, Pierre Goudot a fait sa carrière en Lorraine d'où il est originaire et où il est encore membre associé de l Académie de Stanislas (Nancy).

Adopté par le Bourbonnais depuis son mariage avec une bourbonnaise en 1953, il s'y est installé définitivement en 1989. Membre actif des sociétés savantes "Le Cercle d'archéologie de Montluçon et de la région ", dont il est le président, et "Les Amis de Montluçon ", il a fait porter ses recherches sur l'histoire des Combrailles, notamment sur les noms des parcelles rurales, la microtoponymie étant considérée comme un moyen de révéler l'histoire locale.